Le Pavillon des Passions humaines
Horta - Lambeaux
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L’histoire des Passions Humaines est assez
célèbre. Le renommé sculpteur anversois
Jef Lambeaux présenta, en 1889, un dessin
grandeur nature destiné à un relief monumental.
Celui-ci contenait deux groupes
principaux dans la partie supérieure,
séparés par la figure diffuse de la Mort. À
gauche de la Mort, un groupe exubérant
et joyeux représente une bacchanale. En
dessous, deux scènes illustrent respectivement
l’amour partagé et la maternité.
La scène principale de la partie droite
représente principalement des hommes nus
et musclés luttant et combattant. Au centre
de la mêlée figure le Christ crucifié. On peut
également reconnaître quelques tableaux
de la Bible. L’année suivante, l’État belge lui
confia la charge de le réaliser en marbre de
Carrare. L’emplacement choisi fut le Parc du
Cinquantenaire, qui venait de voir le jour et
auquel la présence de grands monuments
ferait grand bien.

L’architecte Victor Horta, encore inconnu à
cette époque, se vit confier la conception
d’un bâtiment destiné à servir d’écrin au
chef-d’oeuvre de Lambeaux. La légende
veut que le relief des Passions Humaines
soit resté sous les verrous durant des décennies
à cause de son soi-disant caractère
immoral. La raison véritable est en fait la
confrontation entre Lambeaux et Horta,
deux très fortes personnalités. L’architecte
créa un petit bâtiment à portique. Le sculpteur
approuva le projet dans un premier
temps, mais se ravisa par la suite et émit le
désir de remplacer la colonnade par un mur.
Horta tint bon et le pavillon fut construit
conformément à son projet. Extrêmement
mécontent, Lambeaux ralentit dès lors la
réalisation du relief en marbre dans l’espoir
d’obtenir gain de cause.
Pavillon Horta-Lambeaux
Parc du Cinquantenaire
B-1000 Bruxelles

T +32 (0)2 741 72 11
E info@mrah.be
W www.mrah.be
En conséquence, le monument tel qu’Horta
l’avait conçu ne put être inauguré que neuf
ans après la commande par l’État belge.
Lambeaux, de son côté, ne s’avoua pas
vaincu puisqu’il provoqua la fermeture immédiate
du pavillon par une clôture en bois.
Le bâtiment et le relief se détériorèrent.
Après son décès en 1908, il fut finalement
décidé de lui rendre hommage et de réaliser
son rêve. Un mur fut élevé là où se dressaient
les colonnes qui, quant à elles, furent
avancées en même temps que le fronton.
Cependant il n’y eut pas de nouvelle cérémonie
d’inauguration et le relief encrassé
ne fut pas nettoyé. Les Passions Humaines
entrèrent alors dans l’oubli avec toutes les
conséquences qui en découlent.

Le projet de restauration

Depuis 2000 déjà, les Musées royaux
d’Art et d’Histoire (MRAH) et la Régie des
Bâtiments militent pour la restauration des
Passions Humaines. Depuis cette époque,
le bâtiment a été accessible ponctuellement.
Fin 2013, le Fonds Baillet Latour accepta de
financer la restauration du relief.

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